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2019

L’Hortillon des mots

Jean-Louis Crimon arrive à Amiens en septembre 1960, pour son entrée en sixième, au petit séminaire. C’est au cours d’une longue marche à pied, promenade hebdomadaire obligatoire, qu’il découvre les hortillonnages. Dans une lettre à ses parents datée du 12 janvier 1961, l’élève Crimon note simplement : « Nous revenons de promenade, nous avons été à la Caisse d’Epargne à Saint-Pierre et à Camon, en revenant nous avons vu les hortillonnages, l’eau est gelée… »

Les années passèrent. Devenu bouquiniste quai de la Tournelle à Paris, Jean-Louis Crimon déniche La Barque sur le Rieu, roman des années 1920 de Gaston Chantrieux,  le plus beau roman qui soit sur les hortillons et les hortillonnages lu d’une traite dans un café du quartier Saint-Michel.

La Barque sur le Rieu et la lettre à ses parents sont les deux raisons de cette traversée poétique et littéraire des hortillonnages. L’Hortillon des mots était écrit… : « Une simple question en guise de passeport pour cet univers de marécages : comment cet espace si particulier a pu inspirer les poètes et les romanciers ? Les journalistes ? Comment des écrivains, des romanciers, des poètes, se sont emparés des hortillonnages pour y inscrire une partie de leur œuvre ? »


L’Ornithophoniste – Christian Wasselin

Deux voyageurs se retrouvent prisonniers d’une ville qui n’existe sur aucune carte. Le chant d’un mystérieux rossignol y est à la fois attendu et redouté. Contrainte de changer constamment de forme afin de brouiller les pistes, la ville abrite des personnages enclins à la nostalgie. Tous évoluent dans le décor rêvé des balcons, des jardins et des ponts, au milieu des lunes trompeuses et des voix évanouies. Ils vont s’efforcer de retrouver le chant perdu jusqu’à ce qu’une catastrophe sème le chaos dans la composition trop parfaite de la ville.

« La ville portait sa robe avec désinvolture, elle se poudrait et ses cils battaient la retraite. Elle avait appelé le train comme l’eût fait une sirène amoureuse des lunes portuaires. »


Dernier été en Suède

Avec drôlerie et réalisme, Thierry Maricourt nous présente ici l’épopée d’une bande d’amis, de joyeux écologistes désireux de sauver la planète… à leur façon. Mais la canicule et les incendies de forêts ne risquent-ils pas de contrecarrer leur projet ?

Feel good book ou thriller écolo, que ce Dernier été en Suède ?

« Nous étions enfin tous réunis : Aled, Cléa, Zaka, Jrom, Malix, Zick et Lolo. Plus moi, bien entendu. Pour un mois de juillet qui s’annonçait plus sec et plus chaud qu’aucun autre mois de juillet dans les deux cents dernières années, sinon dans toute l’histoire de la Suède. Quand nous attaquerions-nous à notre projet ? Formions-nous une bande de conspirateurs ? De malfaiteurs ? La suite des événements nous échappa. »