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Les réponses rapides de Philippe Mertz

Prix:

Ph-Mertz-ITVLa genèse de La descente du Laps…

Je me rappelle avoir vu ce photographe, le héros du roman. Il se trouvait dans un pays en guerre. Comme un miracle, des jeunes jouent au foot. Il photographie ce bonheur fugitif. De retour chez lui, il vend les photos à un magazine très en vue. Plus tard, ce reportage lui vaut un prix, prestigieux. Sa carrière explose. J’ai imaginé ce moment. J’ai commencé à écrire une nouvelle. Dans le roman, la partie de foot s’est déplacée en France, sur le sable de Fort-Mahon…

L’exposition de Patrick Chauve et Paul Biota…

Cette exposition m’a permis de mieux voir. Le message était simple, évident. Il nous appelait à défendre ce bien précieux, à étendre la paix. La paix se gagne. Comment la gagner sans faire la guerre ? Le problème est-il insoluble ? Dans le roman, je n’ai pas cherché à opposer les thèses. J’ai exploité un rêve d’enfant, celui de Gaspard. Depuis qu’il est enfant, il rêve d’un monde sans conflit.

La Côte picarde…

Cet endroit est un exhausteur de sensation. On dit cela du sel pour le goût. Mais trop de sel est nocif. On ne se lasse pas de la Baie de Somme. Si on me proposait une résidence d’artiste au Crotoy, je me lancerais dans une œuvre en quinze tomes, face à la mer, face à la baie et je pourrais y passer une éternité.

Votre double vie d’enseignant et d’écrivain…

Je suis professeur de lettres. Je passe mon temps à parler d’écriture aux élèves. Nous écrivons ensemble. Je corrige leurs textes, je passe une autre partie de mon temps à corriger les miens. Il ne s’agit pas vraiment d’une double vie, plutôt de deux facettes de la même activité. J’enseigne mais j’apprends aussi à écrire avec mes élèves. Ils m’enrichissent chaque jour. Ils nourrissent ma pensée au sujet du geste d’écriture. Toutefois, lorsque vous êtes face aux élèves, le cours de la vie en classe vous reprend. On se reconnecte très vite.

Un premier roman…

Ce roman n’est pas mon premier roman. Il est le premier publié. Et je sais qu’il ne sera pas le dernier puisque le suivant est en cours d’écriture. Ecrire me plaît. C’est plus fort que moi. Avec un roman publié, vous créez une attente chez vos lecteurs. C’est une source de motivation.

Le prochain roman

J’ai choisi l’année 1906. Cette histoire se passera dans un cadre qui m’est cher également, un lieu pour moi narratif, les cités du Nord de la France, Douai et ses environs. Pour La descente du Laps, ce livre bien réel, j’éprouve toujours un peu d’appréhension au moment de rencontrer un lecteur. Que va-t-il me dire ? Pour l’instant, je suis agréablement surpris. Les gens m’en parlent avec beaucoup d’intérêt.

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